]Tu divages. Tu avances doucement. Tu t'éloignes de ce camp d'éducation. Tu fumes un Philip de la main gauche comme une personne perdue. Tes cheveux partent en vrille et tes yeux te piquent. Pourtant pas un pet' de soleil. C'est l'ambiance humide du nord, tu t'y habituras. Ton sac de petasse pèse sur ton épaule droite et un vieille musique de gaga des années 80 bousille tes tympans. Pourtant tu avances, loin de tout, pas trop vite non plus, l'appart. est pas loin. En vérité, t'as pas envie de rentrer. Et tu réfléchis. Sûrementun peu trop. Il n'était pas là ce soir à la sortie. Tu l'aimes? Mais oui tu l'aimes. Au moins avec lui tu joue la fille sociable. T'aimerais tellement revenir en arrière. Ou complètement tout changer. Ta vie t'écoeure. Un bordel de famille et une putain de vie. Une seule chose va, ce nombre à deux chiffres du bulletin trimestriel qu'ils utilisent pour te dire que t'as un cerveau. t'es comme un noix pourrie, l'extérieur est beau, l'intérieur rongé. T'as perdu la confiance et l'assurance que t'avais il n'y pas si longtemp. Tu te fais des films sur la vie. Tu deviendras peut-être quelqu'un, peut-être pas. T'y crois pas. T'as des amis, dans ton nouveau département de weshs le 5-9 yo man. Peut-être pas tous sincères. T'as un copin. Peut-être pas un vrai, mais c'est une raison pour ne pas faire de bêtises, tu te dis que t'as p't'être de la chance au fond. Quelqu'un tiens à toi, plus que ce con d'architecte qui t'as abandonnée à un ans et demi. Tu survis, un jour tout ça sera fini, un jour....